Les articles de la Foi

CHAPITRE IV
LES ARTICLES DE LA FOI

tiré de l’ouvrage Comprendre l’islam

par Abul A’la Maudoudi

 

 

Avant de poursuivre, il serait bon de revoir et de résumer les discussions précédentes.

a) L’islam est soumission et obéissance à Allah, le Seigneur de l’univers. Cependant, comme le seul moyen sûr et authentique de Le connaître et d’apprendre quelles sont Ses volontés et Sa loi se trouve dans les enseignements du vrai Prophète, on peut définir l’islam comme une religion exigeant une foi totale dans les enseignements du Prophète, l’acceptation et la mise en pratique de ses préceptes de vie. Par conséquent, celui qui rejette l’intermédiaire du Prophète et prétend suivre Dieu directement n’est pas un musulman.

b) Dans le passé, des prophètes différents sont apparus les uns après les autres. A cette époque, l’islam était le nom de cette religion enseignée à une nation par son ou ses prophètes. Bien que l’islam n’ait pas varié dans sa nature et sa substance, quelle que fût l’époque ou le pays, les modes d’adoration, les codes de lois, et autres règles de détails de la vie diffèrent légèrement selon les conditions particulières à chaque peuple. Il n’était par conséquent pas nécessaire pour une nation de suivre le prophète d’une autre nation et son devoir se bornait seulement à suivre les directives de son propre prophète.

c) Cette période de coexistence de prophètes multiples s’acheva avec l’apparition de Muhammad (pbAsl). Il paracheva les enseignements de l’islam. Une loi fondamentale unique fut formulée pour tout l’univers et il devint le prophète de l’humanité tout entière. Son apostolat n’était pas destiné à un peuple, un pays, ou une époque particulière; son message était universel et éternel. Les codes antérieurs furent abrogés avec l’apparition de Muhammad (pbAsl) qui, a donné au monde un code de vie complet. Maintenant il n’y aura plus d’autre prophète dans l’avenir, plus de nouveau code religieux jusqu’à la fin du monde. Les enseignements de Muhammad (pbAsl) sont destinés à tous les enfants d’Adam, à la race humaine tout entière. Maintenant, l’islam consiste à suivre Muhammad, c’est-à-dire à reconnaître sa qualité de prophète, croire en sa parole, la suivre dans sa lettre comme dans son esprit et se soumettre à tous ses commandement et injonctions, qui sont ceux de Dieu Lui-même. Voilà ce qu’est l’islam.

Ceci nous amène automatiquement à demander: en quoi Muhammad (pbAsl) nous demande-t-il de croire? Quels sont les articles de la foi islamique? Nous allons essayer d’examiner ces articles, de voir comme ils sont simples, véridiques, attachants, valables, et combien ils peuvent élever le statut de l’homme dans ce monde comme dans le monde à venir.

 

I -TAWHID – LA FOI EN UN DIEU UNIQUE

L’enseignement le plus fondamental et le plus important du Prophète Muhammad (pbAsl) c’est la foi en l’unicité de Dieu. Cela est exprimé dans la Kalima primordiale de l’islam:  » La ilâha illallâh »: « Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu ». Cette belle expression est le fondement de l’islam et son essence même. C’est l’expression de cette croyance qui distingue un vrai musulman d’un Kâfir (incroyant), d’un Muchrik (celui qui associe d’autres divinités à Dieu), ou d’un Dahriyya (athée). Le fait d’accepter ou de rejeter cette phrase crée une différence énorme entre les hommes. Ceux qui y croient forment une communauté unique, et ceux qui la rejettent forment le groupe adverse, Les croyants progresseront sur la voie du succès dans ce monde comme dans l’autre, tandis que l’échec et l’ignominie seront le lot final de ceux qui refusent d’y croire.

Mais il est bien évident que le seul fait de prononcer une ou deux phrases ne saurait à lui seul causer une différence aussi capitale. Cette différence ne peut provenir que de l’acceptation consciente de cette doctrine et d’une adhésion totale à ses stipulations dans la vie pratique. A moins que vous ne connaissiez la signification réelle de la phrase « Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu » et la portée que son acceptation peut avoir sur la vie humaine, vous ne pouvez réaliser l’importance réelle de cette doctrine. Elle ne peut être efficace que dans la mesure où ces principes de base sont appliqués. La répétition pure et simple du mot « nourriture » ne peut calmer l’aiguillon de la faim, pas plus que l’incantation d’une ordonnance médicale ne peut guérir une maladie. De même, si une personne répète la Kalima sans comprendre son sens ni ses conséquences, cette Kalima ne pourra pas opérer la révolution qu’elle est supposée apporter. La révolution dans la mentalité et la vie d’un être ne s’accomplira que si la personne saisit le sens complet de la doctrine, réalise ce qu’elle signifie, y croit sincèrement, l’accepte et la suit dans sa lettre comme dans son esprit. Si cette appréhension de la Kalima n’est pas réalisée, elle n’aura aucune efficacité réelle. Nous prenons garde au feu parce que nous réalisons qu’il brûle; nous évitons le poison car nous savons qu’il est mortel. De même, si nous avons pleinement assimilé le sens profond du Tawhîd, il devrait nécessairement nous faire éviter, dans nos pensées aussi bien que dans notre conduite, toute forme ou nuance d’incrédulité, d’athéisme et dé polythéisme. Ceci découle tout naturellement de la croyance en l’unicité de Dieu.

 

LA SIGNIFICATION DE LA KALIMA

En Arabe, le mot ilâh signifie « celui qu’on adore », c’est-à-dire un être qui, en raison de sa grandeur et de sa puissance est considéré comme digne d’être adoré, digne qu’on s’incline devant lui en signe d’humilité et de soumission. N’importe quelle créature ou être doué d’une puissance trop grande pour être pleinement saisie par l’homme est également appelé  » ilâh ». La conception de l’ilâh implique la possession de pouvoirs infinis, de pouvoirs stupéfiants et prodigieux. Il implique aussi qu’on dépend de l’ilâh, mais que lui ne dépend de personne. Le mot ilâh possède aussi une idée de secret et de mystère; l’ilâh serait un être invisible, échappant à nos sens. De mot Khuda en persan, Deva en hindi, Dieu en français, God en anglais, Gott en allemand, ont à peu près le même sens. D’autres langues du monde ont aussi un mot qui a un sens similaire [Par exemple le grec heos, le latin Deus, le gothique Guth, l'allemand Gott, etc. Cf. Encyclopedia Britannica (Chicago, 1956), vol. X, p. 460].

Le mot Allah par contre, est le nom propre de Dieu. La ilâha illallâh signifie littéralement: « Il n’y a pas d’ilâh autre que l’Etre Suprême connu sous le nom d’Allah ». Cela signifie que dans tout l’univers il n’y a aucun être digne d’être adoré autre qu’Allah, que c’est devant Lui seul que les têtes devraient se courber en signe d’adoration et de soumission. Qu’Il est le seul Etre possédant tous les pouvoirs, que tous les hommes ont besoin de Sa bienveillance et que tous sont obligés de solliciter Son aide. Il demeure caché à nos sens et notre esprit ne réussit pas à apercevoir Sa réalité.

Après avoir expliqué le sens de ces mots, découvrons maintenant leur portée réelle.

D’après ce que l’on peut connaître de l’histoire humaine des temps les plus reculés, ainsi que d’après les vestiges les plus anciens de l’Antiquité qui nous soient parvenus, il apparaît qu’à chaque époque l’homme a reconnu et adoré un ou plusieurs dieux. Même à l’époque actuelle, chaque nation sur la terre, de la plus primitive à la plus civilisée, croit en une divinité et l’adore. Cela prouve que le concept de Dieu et de son culte est profondément ancré dans la nature humaine. Il y a quelque chose dans l’âme de l’homme qui l’y conduit irrésistiblement.

On peut alors se demander: qu’est-ce que cette idée, et pourquoi l’homme est-il amené à la concevoir? Nous pourrons peut-être répondre à cette question en étudiant la position de l’homme au sein de l’immense univers. Un examen de l’homme et de sa nature de ce point de vue montre qu’il n’est pas tout-puissant, et de loin Il ne peut non plus pourvoir seul à ses besoins, ni exister de lui-même et ses pouvoirs ne sont pas infinis. En fait, il est une créature faible, frêle et vulnérable. Son existence dépend d’un nombre incalculable de forces sans l’aide desquelles il ne peut progresser, mais qui ne sont pas toutes totalement en son pouvoir. Parfois, elles parviennent en sa possession d’une manière simple et naturelle, et parfois il s’en trouve démuni. Il y a beaucoup de choses importantes qu’il essaie d’obtenir, sans toujours y parvenir, car il n’est pas complètement en son pouvoir de les acquérir. Il y a beaucoup de choses qui lui sont préjudiciables: les accidents peuvent anéantir en un instant une vie de travail ou tous ses espoirs; la maladie, les soucis et les calamités le menacent continuellement et entravent sa marche vers le bonheur. Il essaie de les éviter mais il n’est jamais sûr d’y parvenir. Il existe beaucoup de choses dont la grandeur et la majesté lui en imposent: les montagnes et les fleuves, les animaux gigantesques et les bêtes féroces. Il subit les tremblements de terre, les orages et autres calamités naturelles. Il observe les nuages au-dessus de sa tête et les voit s’assembler et s’obscurcir, avec des grondements de tonnerre, des éclairs et des torrents de pluie diluvienne. Il voit le soleil, la lune et les étoiles dans leur mouvement perpétuel. Il se rend compte à quel point ces corps célestes sont puissants et majestueux, et par contraste à quel point il est lui-même frêle et insignifiant! Les phénomènes naturels d’un côté, et la conscience de sa propre fragilité de l’autre, lui font réaliser sa faiblesse, son humble situation et son impuissance. Et tout naturellement l’idée primaire de divinité coïncide avec ce sentiment. Il pense à Celui qui dompte ces grandes forces. L’idée de sa grande lui fait courber la tête humblement, le sentiment de sa puissance lui fait rechercher son aide; il le redoute et essaie d’éviter son courroux afin de ne pas être détruit.

Au stade primitif de l’ignorance, l’homme pense que les éléments naturels dont la grandeur et la gloire sont visibles, et qui semblent lui être tantôt bienveillants, tantôt hostiles, possèdent en eux-mêmes un pouvoir et une autorité réelle et que par conséquent, ils sont d’essence divine. C’est ainsi qu’il adore les arbres, les animaux, les fleuves, les montagnes, le feu, la pluie, le vent, les corps célestes et bien d’autres choses. Ceci est la pire forme d’ignorance.

Quand son ignorance commence à se dissiper, il finit par réaliser que ces éléments grandioses et impressionnants sont en eux-mêmes tout à fait impuissants, et n’occupent pas une position privilégiée par rapport à l’homme, mais plutôt inférieure. L’animal le plus gros et le plus fort meurt tout aussi bien que le genre minuscule, et perd toute sa puissance; le niveau des grands fleuves peut monter ou s’abaisser, et même s’assécher. L’homme lui-même peut percer les hautes montagnes de tunnels ou abaisser leurs sommets. La productivité de la terre ne dépend pas uniquement d’elle-même, l’eau la rend fertile, la sécheresse la rend stérile. L’eau elle-même n’est pas indépendante elle dépend du vent qui amène les nuages. Le vent lui-même est sans pouvoir propre et son action dépend d’autres causes.

La lune, le soleil, les étoiles également sont soumis à des lois inflexibles dans les limites desquelles ils n’ont aucune autonomie. Après avoir considéré cela, son esprit envisage alors la possibilité de quelque grand pouvoir mystérieux de nature divine qui contrôle les objets qu’il voit et qui serait le dépositaire de toute autorité. Ces réflexions provoquent la naissance d’une croyance en des pouvoirs mystérieux au-delà des phénomènes naturels, de dieux innombrables qui sont supposés gouverner les différents domaines de la nature, tels que le vent, la lumière, l’eau… L’homme construit des formes matérielles évocatrices ou des symboles qui les représentent, et commence à adorer ces formes et ces symboles. Ceci est également une forme d’ignorance même à ce stade intellectuel et culturel, la réalité reste encore cachée à l’esprit humain.

A mesure que l’homme progresse en connaissance et qu’il médite de plus en plus profondément sur les problèmes fondamentaux de la vie et de l’existence, il découvre une loi puissante et un contrôle général sur l’univers. Quelle régularité parfaite peut être observée dans le lever et le coucher du soleil, dans les vents et les pluies, dans le mouvement des étoiles et les successions des saisons! Avec quelle harmonie d’innombrables forces diverses travaillent en commun, et selon quelle loi hautement efficace et suprêmement sage elles sont coordonnées pour agir ensemble à un temps fixé, pour un résultat fixé! Observant cette uniformité, cette régularité et cette obéissance totale à une loi immuable dans tous les domaines de la Nature, un polythéiste lui-même est obligé de croire qu’il doit exister une divinité plus grande que toutes les autres, exerçant l’autorité suprême. Car, s’il y avait des divinités indépendantes et distinctes, toute la machinerie de l’univers serait bouleversée. L’homme appelle cette divinité principale de noms différents, Allah, Permeshvar, God, Dieu, Khuda-i-Khudaigân… Mais tant que les ténèbres de l’ignorance persistent toujours, il continue d’adorer des divinités mineures en même temps que la Divinité suprême. Il imagine que la royauté de Dieu ne doit pas être différente des royautés terrestres. De même qu’un roi de la terre a des ministres, des hommes de confiance, des gouverneurs et des officiers responsables. de même les divinités mineures sont autant d’officiers responsables sous l’autorité du Dieu Tout-Puissant qu’on ne peut approcher qu’après s’être concilié les grâces des officiers sous Ses ordres. On doit également leur rendre un culte, implorer leur aide et veiller à ne jamais les offenser. Ainsi, ils sont considérés comme des agents par l’intermédiaire desquels on peut parvenir au Dieu Tout-Puissant.

Plus l’homme acquiert de connaissance, moins l’idée d’une multitude de dieux le satisfait. Le nombre de ces divinités mineures commence ainsi à diminuer. Des hommes plus éclairés examinent ces divinités plus systématiquement et découvrent qu’aucune de ces divinités inventées par l’esprit humain n’a un caractère divin; elles sont elles-mêmes des créatures, comme l’homme, et tout aussi impuissantes. Elles sont donc abandonnées et rejetées les unes après les autres jusqu’à ce que ne subsiste qu’un seul Dieu. Mais le concept d’un dieu unique contient encore des traces des éléments d’ignorance. Certains imaginent qu’il a un corps charnel comme l’homme et vit dans un endroit déterminé. D’autres croient que Dieu est descendu sur terre sous une forme humaine d’autres encore que Dieu, après avoir réglé les affaires de l’univers s’est retiré et se repose maintenant. Certains croient qu’il est nécessaire d’approcher Dieu par l’intermédiaire des saints et des esprits, et qu’aucune démarche ne peut aboutir sans leur intercession. Certains imaginent Dieu sous une certaine apparence et pensent nécessaire de se créer des images qu’ils adorent. Ces fausses conceptions de l’idée de divinité ont subsisté jusqu’à nos jours et bon nombre d’entre elles sont encore acceptées de nos jours par divers peuples.

Le Tawhîd est la conception la plus élevée que l’on puisse se faire de la divinité. Elle a été envoyée par Dieu à l’humanité à toutes les époques par l’intermédiaire de Ses Prophètes. Ce fut cette conception qui fut inculquée à Adam au commencement, lorsqu’il fut envoyé sur terre, ce fut la même conception qui fut révélée à Noé, à Abraham, à Moïse et Jésus (que les bénédictions de Dieu soient sur eux). Ce fut cette même conception que Muhammad (pbAsl) apporta à l’humanité. C’est une connaissance pure et absolue, sans la moindre ombre d’ignorance. L’homme se rend coupable de chirk, d’idolâtrie et de kufr, uniquement parce qu’il s’est détourné des enseignements des prophètes et s’est fié à son propre raisonnement déficient, à des perceptions ou des interprétations erronées. Le Tawhîd disperse tous les nuages de l’ignorance et illumine l’horizon de la lumière de la réalité. Voyons quelles réalités significatrices apporte ce concept de Tawhîd – cette petite phrase: « Lâ ‘ilâha ‘illallâh ». Nous comprendrons cela en méditant sur les points suivants:

D’abord nous avons à examiner la question de l’univers. Nous sommes confrontés à un univers grandiose et infini. L’esprit humain n’arrive pas à discerner son origine et à concevoir sa fin. Il se meut selon une trajectoire déterminée depuis des temps immémoriaux, et continue son voyage dans les vastes perspectives du futur. Des créatures sans nombre y ont apparu et continuent d’apparaître chaque jour. Les phénomènes naturels sont si stupéfiants que l’esprit humain en est confondu et frappé d’étonnement. L’homme est incapable de comprendre et de saisir la réalité avec sa seule vision si limitée. Il ne peut croire que tout ceci sera apparu simplement par hasard. L’univers n’est pas une masse de matière surgie par accident, un conglomérat d’objets chaotiques et dépourvus de sens. Tout ceci ne peut exister sans l’impulsion d’un Créateur, un Architecte, un Gouverneur. Mais qui a pu créer et contrôler cet univers majestueux? Celui-là seul le peut, qui est maître de tout; qui est infini et éternel; qui est tout-puissant, omniscient, omnipotent, qui possède une sagesse illimitée, qui sait tout, qui voit tout. Il doit avoir l’autorité suprême sur tout ce qui existe dans l’univers, posséder des pouvoirs infinis, être le seigneur de l’univers et de tout ce qui s’y trouve, être dépourvu de tout défaut ou imperfection. Personne n’a le pouvoir d’interférer dans son œuvre. Seul un tel être peut être le Créateur, le Contrôleur et le Gouverneur de l’univers.

Deuxièmement, il apparaît comme essentiel que tous ces attributs et pouvoirs divins soient concentrés dans un seul Etre. Il est impossible d’imaginer la coexistence de plusieurs personnalités ayant à égalité tous les pouvoirs et les attributs. Ils entreraient inévitablement en conflit. Par conséquent, il ne peut exister qu’un seul et unique Etre Suprême ayant le contrôle sur tous les autres. On ne peut imaginer deux gouverneurs pour la même province, ou deux commandants en chef de la même armée. De même, il est impensable de supposer la répartition de ces pouvoirs parmi diverses divinités; par exemple, que l’une d’elle soit toute connaissance, l’autre toute providence et une autre encore, source de vie: chacune possédant son propre domaine réservé. L’univers est un tout indivisible, chacune de ces divinités serait alors dépendante des autres dans l’exécution de sa tache; il se produirait inévitablement un manque de coordination, et dans ce cas, le monde serait voué à la destruction. Ces attributs divins ne sont pas transférables. Il n’est pas possible qu’un attribut donné appartienne à telle ou telle divinité à un certain moment, et qu’il appartienne ensuite à un autre moment à une autre divinité. Un être divin qui est incapable de rester lui-même vivant ne peut donner la vie aux autres. Celui qui ne peut protéger son propre pouvoir divin est tout à fait inapte à gouverner l’univers sans limites.

Donc, au plus vous réfléchissez à ce problème, au plus vous êtes convaincu que tous ces pouvoirs et attributs divins ne peuvent appartenir qu’à un Etre unique. Donc, le polythéisme est une vue de l’ignorance et ne peut résister à un examen rationnel. C’est une impossibilité pratique. Les faits de la vie et de la nature ne collent pas avec cette explication. Ils amènent automatiquement l’homme à la réalité, c’est-à-dire au Tawhîd (l’unicité de Dieu).

Tout en gardant présent à votre esprit cette conception correcte et parfaite de Dieu, jetez maintenant un coup d’œil scrutateur sur ce vaste univers. Appliquez tous vos efforts à cet examen; trouvez-vous parmi tous les objets que vous voyez, parmi toutes les choses que vous percevez, parmi tout ce que vous pouvez penser, sentir ou imaginer – tout ce que votre connaissance peut appréhender – quelqu’un possédant ces attributs? Le soleil, la lune, les étoiles, les animaux, les oiseaux, les poissons, la matière, l’argent – est-ce que l’un d’entre eux possède ces attributs? Certainement aucun! Car tout dans l’univers est créé, contrôlé, réglé, interdépendant, mortel et éphémère. Rien ne possède une autonomie d’action ou de décision; jusque dans les moindres mouvements, tout est contrôlé par une loi inexorable dont il ne peut s’écarter. L’impuissance si évidente de tous les objets de la création prouve que le vêtement de la divinité ne convient pas à leur condition. Ils ne renferment pas la moindre parcelle de divinité et n’ont absolument rien à voir avec elle. Ils sont dépourvus de pouvoirs divins et c’est travestir la vérité et faire preuve de grande folie que de leur attribuer un statut divin. Ceci est la signification de « La ilâha », c’est-à-dire « il n’y a pas de dieu »; aucun objet humain et matériel ne possède le pouvoir et l’autorité divins méritant l’adoration et l’obéissance.

Mais notre quête ne s’arrête pas là. Nous avons trouvé que la divinité ne réside dans aucun des éléments matériels ou humains de l’univers, et qu’aucun d’entre eux n’en possède même la plus petite trace. Cette investigation même nous amène à conclure qu’il existe un être suprême, au-dessus de tout ce que nos faibles yeux voient dans l’univers, qui possède les attributs divins, qui est la Volonté derrière tous les phénomènes, le Créateur de cet univers grandiose, celui qui contrôle sa loi superbe, gouverne son rythme suprême, l’Administrateur de tous les travaux: il est Allah, le Seigneur de l’univers et n’a pas d’associé dans sa divinité. C’est ce que signifie: « ’illallâh » (si ce n’est Allah).

Cette conception est supérieure à toutes les autres, et plus vous l’examinerez, plus profonde sera votre conviction que c’est le point de départ de toute connaissance. Dans chaque domaine de la recherche, que ce soit la physique, la chimie, l’astronomie, la géologie, l’économie, la politique, la sociologie ou les humanités, vous vous apercevrez que plus vous approfondirez la question, plus la vérité de : « Lâ ‘ilâha ‘illallâh » sera évidente. C’est cette conception qui ouvre les portes de la recherche et de l’investigation, et qui projette sur les sentiers de la connaissance la lumière de la réalité. Et si vous niez cette réalité, ou si vous la traitez avec indifférence, à chaque pas vous trouverez la désillusion, car la négation de cette vérité élémentaire enlève son sens réel et sa vraie signification à tout ce qui existe dans l’univers. Il apparaît alors privé de toute signification, et les perspectives de progrès deviennent confuses.

 

LES EFFETS DU TAWHID SUR LA VIE DE L’HOMME

Etudions maintenant les effets que la croyance en « La ilâha illallâh » amène dans la vie d’un homme, et voyons pourquoi il devrait toujours réussir dans la vie, pourquoi celui qui rejette cette croyance est voué à l’échec, dans cette vie comme dans la vie ultérieure.

a) Un croyant en cette Kalima n’a pas de préjugés ni d’idées étroites. Il croit en un Dieu qui est le Créateur des cieux et de la terre, le Maître de l’Est et de l’Ouest, et le Pourvoyeur de l’univers tout entier. En vertu de cette foi il ne considère rien dans le monde comme étranger à lui-même. Il regarde toutes choses dans l’univers comme les possessions du même Seigneur auquel il appartient lui-même. Il n’a pas de parti pris dans ses pensées ni dans ses actes. Sa sympathie, son amour et son aide ne sont pas réservés à une sphère ni à un groupe particulier. Son horizon intellectuel est large, et ses vues libérales et aussi illimitées que l’est le royaume de Dieu. Comment cette largeur de vues pourrait être le fait d’un athée, d’un polythéiste ou de quelqu’un qui croit en une divinité supposée posséder des pouvoirs aussi limités et défectueux qu’un simple homme?

b) Cette foi produit chez l’homme une estime et un respect de soi du plus haut degré. Le croyant sait qu’Allah seul est le détenteur de tout pouvoir, et que personne à part Lui ne peut protéger un homme ou lui nuire, pourvoir à ses besoins, prendre ou donner la vie, user d’autorité ou d’influence. Cette conviction le rend indifférent, indépendant et sans crainte vis-à-vis de toutes les puissances autres que Dieu. Il n’incline jamais la tête en hommage devant aucune des créatures de Dieu, ne tend les mains devant personne d’autre. Il n’est intimidé par la grandeur de personne. Cette qualité ou attitude mentale ne saurait être produite par aucune autre croyance. Car pour ceux qui associent d’autres êtres à Dieu, ou nient l’existence de Dieu, il leur faut alors prêter hommage à des créatures, les considérer comme capables de leur nuire ou de les protéger, les craindre et placer en elles tous leurs espoirs.

c) En même temps que le respect de soi, cette foi produit aussi en l’homme un sentiment de modestie et d’humilité. Cela le rend simple et sans prétention. Un croyant ne devient jamais orgueilleux, hautain ou arrogant. L’orgueil bruyant du pouvoir, de la richesse, n’ont pas de place en son cœur, car il sait que tout ce qu’il peut posséder lui a été donné par Dieu, et que Dieu peut retirer aussi bien qu’Il peut donner. Par opposition, un incroyant, lorsqu’il réussit dans le monde, devient orgueilleux et prétentieux, car il croit que son bien est dû à son propre mérite. De même, l’orgueil et la prétention accompagnent inévitablement le chirck (diverses divinités partageant l’autorité de Dieu), parce qu’un Muchrik croit qu’il a avec les divinités un rapport spécial, qu’elles n’ont pas avec les autres.

d) Cette foi rend l’homme honnête et vertueux. Il a la conviction qu’il n’existe pour lui d’autre moyen de parvenir au succès et au salut que par la pureté de l’âme et par un comportement intègre. Il a une foi sans faille en Dieu qui est au-dessus de tout besoin et n’est dépendant de personne. Car Dieu est infiniment juste, et personne n’a de part ou d’influence dans l’exercice de Ses pouvoirs divins. Cette foi lui fait réaliser qu’à moins de vivre avec droiture et d’agir avec justice, il ne pourra réussir. Aucune influence ou activité en sous-main ne saurait le sauver de la ruine. Les Kâfirs et les Muchriks au contraire, vivent toujours sur de faux espoirs. Certains croient que le Fils de Dieu s’est sacrifié en expiation de leurs péchés, d’autres pensent qu’ils sont les élus de Dieu et ne seront pas punis; d’autres croient que leurs saints intercéderont auprès de Dieu en leur faveur; tandis que d’autres encore font des offrandes à leurs divinités et croient qu’en « achetant » ainsi les dieux ils ont acquis licence pour toutes leurs frivolités et leurs mauvaises actions, et qu’ils ont l’impunité. De telles croyances erronées les maintiennent dans les mailles du péché et des mauvaises actions, et comme ils dépendent de leurs divinités, ils négligent de purifier leurs âmes et de vivre des vies droites et bonnes. Quant aux athées, ils ne croient pas à l’existence d’un Etre ayant un pouvoir sur eux, devant Lequel ils seraient responsables de leurs bonnes ou mauvaises actions ; par conséquent, ils se considèrent comme tout à fait libres d’agir comme bon leur semble en ce monde. Leurs propres caprices deviennent leurs seuls dieux, et ils vivent en esclaves de leurs désirs.

e) Le croyant n’est jamais abattu ou découragé, quelles que soient les circonstances. Il a une foi inébranlable en Dieu qui est la Maître de tous les trésors de la terre et des cieux ; dont la grâce et la générosité n’ont pas de limites, et dont les pouvoirs sont infinis. Cette foi apporte à son cœur une extraordinaire consolation, l’emplit de satisfaction et entretient son espoir. Quand bien même il rencontrerait en ce monde le découragement à chaque pas, si tout contrecarrait ses dessins, si tout venait à lui manquer, sa foi en Dieu et la confiance qu’il place en Lui ne le quittent jamais, et avec leur réconfort il continue la lutte. Une confiance aussi profonde ne peut résulter que de la foi en un Dieu unique. Les Muchriks, les Kâfirs et les athées ont des cœurs tremblants car leurs espoirs reposent sur des bases fragiles ; et aux heures difficiles, ils sont vite submergés par le désespoir et souvent se donnent la mort [Pour se faire une idée de la situation lamentable que le désespoir peut engendrer, le lecteur peut se référer à l'étude de M. Collin Wllson sur la vie moderne: "l’Etranger (2ème édition. Londres 1957). Le témoignage du Professeur Joad est également éloquent sur ce point. A propos du monde occidental il écrit: "Pour la première fois dans l'histoire arrive à maturité une génération d'hommes et de femmes sans aucunes convictions religieuses, et qui ne ressentent pas le besoin d'en avoir, ils contentent d’ignorer la question, ils sont également très malheureux et le taux des suicides est anormalement élevé - (C.E.M. Joad, Le Présent et l’Avenir de la Religion, cité par Sir Arnold Lunn dans Et pourtant si nouveau. Londres 1958, page 228). Quant au monde islamique on peut lire avec profit l’opinion d'un historien non-musulman et sans parti pris: "C’est dans ce monothéisme inconditionnel, avec sa foi simple et enthousiaste dans le gouvernement suprême d'un Etre transcendant que réside la force principale de l’islam. Ses adeptes jouissent d'un sentiment de contentement et de résignation inconnu des disciples de la plupart des religions. Le suicide est rare dans les pays musulmans. (Philipp K. Hitti, Histoire des Arabes, 1951, p. 129)].

f) Cette foi suscite en l’homme un très fort degré de détermination, de persévérance patiente et de confiance en Dieu. Une fois qu’il a décidé de consacrer ses ressources à suivre les commandements divins pour plaire à Dieu, il est certain de jouir du soutien du Seigneur de l’univers. Cette certitude le rend fort et ferme comme un roc, et aucune difficulté, aucun obstacle ne peuvent lui faire abandonner ses résolutions. Le chirk, le kufr ou l’athéisme ne produisent pas de tels effets.

g) Cette déclaration de foi rend l’homme brave et courageux Il y a deux raisons qui peuvent rendre un homme lâche:

1. La peur de la mort et l’amour de la sécurité

2. L’idée qu’un autre peut prendre sa vie et que l’homme par certains moyens peut écarter la mort. La foi en « Lâ ‘ilâha ‘illallâh » purge l’esprit de ces deux idées. En ce qui concerne la première, le croyant sait que sa vie, ses biens et toutes choses appartiennent en réalité à Dieu, et il est prêt à tout sacrifier pour plaire à Dieu. Il écarte facilement la deuxième idée parce qu’il sait qu’aucune arme, aucun homme ou animal n’a le pouvoir de prendre sa vie Dieu seul en a le pouvoir. Un temps a été fixé pour lui et toutes les forces du monde conjuguées ne sauraient ôter la vie a quiconque, ne serait-ce qu’une seconde avant le temps fixé. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas de plus brave que celui qui a foi en Dieu. Rien ne peut avoir raison de lui: même la tempête de l’adversité, les orages de l’opposition et l’armée la plus puissante ne peuvent l’abattre. Quand il se met à combattre pour Dieu, il peut écraser une force dix fois supérieure à la sienne. D’où est-ce que les Muchriks, les Kâfirs et les athées pourraient acquérir une telle détermination, une telle force? Ils tiennent leur vie pour le plus précieux de leurs biens sur cette terre, et ils croient que la mort est apportée par l’ennemi et peut être évitée en s’enfuyant devant lui!

h) La foi en La ilâha illallâh apporte la paix et le contentement du cœur, délivre l’esprit des passions subtiles de la jalousie, de l’envie et de la cupidité, et fait rejeter l’idée d’utiliser des moyens bas et vils pour arriver au succès. Le croyant sait que la richesse est dans les mains de Dieu, et qu’Il la répartit plus ou moins abondamment selon Son bon plaisir; que l’honneur, la puissance, la renommée et l’autorité – tout est soumis à Sa volonté et qu’Il les attribue comme Il l’entend; que le devoir de l’homme consiste seulement à essayer de lutter loyalement. Il sait que le succès ou l’échec dépendent de la grâce de Dieu s’Il veut donner, aucun pouvoir au monde ne saurait L’en empêcher, et s’Il ne le veut pas, aucun pouvoir ne peut L’y contraindre. Au contraire, les Muchriks, les Kâfirs et les athées considèrent que leurs succès ou leurs échecs ne dépendent que de leurs propres efforts et de l’aide ou de l’opposition des pouvoirs terrestres. Par conséquent, ils restent toujours esclaves de la cupidité de l’envie. Pour arriver au succès, ils, n’hésitent pas à corrompre, flatter, conspirer, et à utiliser toutes sortes de moyens indignes. La jalousie et l’envie devant le succès des autres les rongent, et ils remuent ciel et terre, usant des pires moyens pour provoquer la chute de leur rival heureux.

i) L’effet le plus important de la formule Lâ ‘ilâha ‘illallâh est qu’elle amène l’homme à obéir et à observer la loi de Dieu. Celui qui a foi en cette formule est sûr que Dieu connaît toutes choses apparentes ou cachées; même s’il commet un péché dans un endroit secret ou dans les ténèbres de la nuit, Dieu le sait; Il connaît jusqu’à nos pensées informulées et nos intentions, bonnes ou mauvaises. Nous pouvons dissimuler devant n’importe qui, mais nous ne pouvons rien dissimuler devant Dieu nous pouvons échapper à n’importe qui, mais il est impossible d’échapper à Dieu. Plus l’homme sera convaincu de cela, plus il observera les commandements de Dieu; il évitera ce que Dieu a défendu, et il suivra ses commandements, même s’il est seul et caché dans l’ombre de la nuit, car il sait que la surveillance de Dieu ne se relâche jamais, et il craint le Tribunal dont il ne peut éviter le jugement. C’est pour cette raison que la condition primordiale et la plus importante pour être un musulman est la foi en La ilâha illallâh. « Musulman », on l’a déjà vu, signifie « obéissant à Dieu », et l’obéissance à Dieu est impossible à moins qu’on ne croie fermement en Lâ ‘ilâha ‘illallâh, c’est-à-dire qu’il n’y a personne digne d’être adoré autre qu’Allah.

Dans les enseignements de Muhammad (pbAsl), la foi en un Dieu unique est le principe capital, fondamental. C’est la base même de l’islam et la source de son pouvoir. Tous les autres dogmes, commandements et lois de l’islam reposent tous sur cette base. Tous tirent leur force de cette source. Ecartez-la, et il ne reste rien de l’islam.

 

II – LA FOI EN LES ANGES DE DIEU

Le prophète Muhammad (pbAsl) nous a en outre appris à croire en l’existence des anges de Dieu. C’est le second article de la foi islamique. Il est très important, car il purifie le concept du Tawhîd et écarte le danger de toute nuance de chirk (polythéisme).

Les polythéistes ont associé deux sortes de créatures à Dieu:

celles qui ont une existence matérielle et sont perceptibles à l’œil humain, telles que le soleil, la lune, les étoiles, le feu, l’eau, les animaux, les héros..
b) celles qui n’ont pas d’existence matérielle et ne peuvent être perçues par l’œil humain; les êtres invisibles que l’homme imagine responsables de l’administration de l’univers; l’un, par exemple, contrôlerait le vent, l’autre donnerait la lumière, un autre apporterait la pluie, et ainsi de suite.

Les prétendus dieux de la première catégorie ont une existence matérielle et sont visibles pour l’homme. La fausseté de leur prétention à la divinité a été pleinement exposée par la Kalima Lâ ‘ilâha ‘illallâh. C’est suffisant pour rejeter l’idée selon laquelle ils posséderaient une quelconque parcelle de divinité, ou qu’ils mériteraient un respect quelconque.

Les êtres de la deuxième catégorie, du fait qu’ils sont invisibles, échappent à la perception de l’homme, et partant, sont mystérieux; les polythéistes sont donc enclins à avoir foi en eux. Ils les prennent pour des divinités pour des dieux, ou pour des enfants de Dieu. Ils font des statues à leur image devant lesquelles ils font des offrandes. Pour purifier la foi en l’unicité de Dieu, et pour éliminer la croyance en des créatures invisibles de la deuxième catégorie, cet article de foi particulier a été exposé.

Muhammad (pbAsl) nous a informé que ces êtres spirituels qui échappent à notre perception et que les gens prennent pour des divinités, des dieux, ou des fils de Dieu, sont en réalité Ses anges. Ils ne partagent pas le caractère divin de Dieu ils sont sous Son autorité, et sont si obéissants qu’ils ne peuvent déroger d’un pouce à Ses commandements. Dieu les emploie pour administrer Son royaume, et ils accomplissent Ses ordres exactement et scrupuleusement. Ils n’ont aucune autorité pour décider quoi que ce soit de leur propre chef; ils ne peuvent présenter à Dieu aucun projet de leur invention; ils ne sont même pas autorisés à intercéder auprès de Dieu pour un homme. Les adorer et solliciter leur aide est dégradant et avilissant pour l’homme. Car, au premier jour de la création, Dieu les a fait se prosterner devant Adam, lui a accordé une connaissance plus étendue que la leur, et en le plaçant au-dessus d’eux, a fait d’Adam Son propre représentant sur terre [Peut-il y avoir par conséquent d’avilissement plus grand pour l’homme que do solliciter la faveur et de se prosterner devant ceux qui se sont prosternés devant lui!].

Muhammad (pbAsl) nous a interdit d’adorer les anges, et de leur attribuer un caractère divin aux côtés de Dieu, mais en même temps il nous a expliqué que les anges étaient des créatures choisies de Dieu, pures de tout péché, par nature même incapables de désobéir à Dieu, et éternellement chargés d’exécuter Ses ordres. En outre, Il nous a informé que ces anges de Dieu nous entourent de toutes parts, sont attachés à nous et sont toujours en notre compagnie. Ils observent et notent toutes nos actions, bonnes et mauvaises, et gardent un rapport complet de la vie de chacun de nous. Après notre mort, quand nous serons amenés devant Dieu, ils présenteront ce rapport complet de l’œuvre de notre vie sur la terre, dans lequel tout aura été enregistré fidèlement sans que le moindre détail, même le plus insignifiant ou le plus soigneusement caché, ait été omis.

Nous n’avons pas été renseignés plus précisément sur la nature intrinsèque des anges. Seuls quelques-uns de leurs attributs et de leurs qualités nous ont été cités, et il nous a été demandé de croire en leur existence. Nous n’avons pas d’autre moyen de connaître leur nature, leurs attributs ou leurs qualités. Ce serait par conséquent pure folie de notre part que de leur attribuer une forme ou une qualité quelconques de notre propre initiative. Nous devons croire en eux exactement comme il nous a été demandé. Nier leur existence est Kufr, car premièrement nous n’avons aucune raison de le faire, et deuxièmement notre refus d’y croire équivaudrait à attribuer un mensonge à Muhammad (pbAsl). Nous croyons en leur existence simplement parce que le véritable messager de Dieu nous en a informé.

 

III – LA FOI DANS LES LIVRES DE DIEU

Le troisième article de la foi que Muhammad (pbAsl) nous a commandé de croire est la foi dans les livres do Dieu; les livres qu’Il a envoyés à l’humanité par l’intermédiaire des prophètes à diverses époques.

Dieu a révélé Ses livres à Ses prophètes avant Muhammad comme Il l’a fait pour le Coran à Muhammad (pbAsl). Nous avons été informés des noms de ces livres: les livres d’Abraham, la Thora de Moïse, le Zabûr (Psautier) de David, et l’Injîl (Evangile) de Jésus-Christ. Nous ne connaissons pas les noms des livres qui avaient été donnés à d’autres prophètes. Par conséquent, en ce qui concerne l’existence d’autres livres religieux, nous ne pouvons pas affirmer avec certitude s’ils étaient à l’origine des livres révélés ou non. Mais nous croyons tacitement que tous les livres qui ont pu être envoyés par Dieu étaient vrais.

Parmi les livres que nous avons cités, les livres d’Abraham ont disparu et n’ont pas laissé de traces dans la littérature mondiale existante. Le Zabûr de David (le Psautier), la Thora et l’Injîl existent chez les Juifs et les Chrétiens, mais le Coran nous apprend que les gens ont modifié ces livres, et que les paroles de Dieu y sont mélangées à des textes de leur propre invention [Une étude même superficielle de ces livres de l'Ancien Testament et des quatre Evangiles du Nouveau Testament révèle qu'ils sont une production humaine, que quelques parties seulement des Psaumes originaux de David et de l'Evangile du Christ y ont été incorporées. Les cinq premiers livres de l'Ancien Testament ne constituent pas la Thora originale, mais sont en fait des fragments de la Thora mêlés à d’autres récits écrits par des êtres humains, où les directives originales du Seigneur sont perdues dans ce fatras. De même, les quatre Evangiles du Christ ne sont pas les Evangiles originaux tels qu'ils furent donnés par le prophète Christ (pbAsl). Ils sont en fait les biographies du Christ compilées par quatre personnes différentes sur la base de leurs connaissances et des récits rapportés d'autres témoins, auxquels certains fragments de l'Evangile originel ont été incorporés. Mais l'original et la faux, le divin et l'humain sont tellement mêlés qu'il est difficile de distinguer le grain de l'ivraie. Le fait est que la Parole originelle de Dieu n'est conservée ni chez les Juifs ni chez les chrétiens. Le Coran, au contraire, est intégralement conservé et on n'y a pas changé ni soustrait un iota]. Cette œuvre de modification et d’altération des Livres est si évidente que les Juifs et les Chrétiens eux-mêmes admettent qu’ils ne possèdent pas les textes originaux, et n’ont que leurs traductions, lesquelles depuis des siècles ont subi et subissent encore beaucoup d’altérations. En étudiant ces livres, on trouve de nombreux passages et récits qui, de toute évidence, ne peuvent provenir de Dieu et celles de l’homme sont mêlées dans ces livres, et nous n’avons pas de moyens de connaître ce qui vient de Dieu et ce qui vient de l’homme. On nous a commandé de croire en des livres révélés antérieurs, mais cela veut seulement dire que nous devons admettre qu’avant le Coran, Dieu a aussi envoyé des livres par l’intermédiaire de Ses prophètes, qu’ils provenaient tous du seul et même Dieu: Celui même qui a envoyé le Coran, et que la révélation du Coran en tant que livre divin n’est pas un événement nouveau et étrange, mais qu’elle avait pour but de confirmer, répéter et compléter les instructions divines que les hommes avaient mutilées ou perdues dans l’Antiquité.

Le Coran est le dernier des livres divins envoyés par Dieu, et il existe des différences notables entre lui et les livres antérieurs. Ces différences peuvent être brièvement exposées comme suit:

a) Les textes originaux de la plupart des livres divins antérieurs furent perdus et seules restent leurs traductions. Le Coran au contraire existe exactement tel qu’il fut révélé au Prophète; pas un seul mot, pas une seule virgule, n’a été changé. On peut le trouver dans son texte originel, et la Parole de Dieu s’est ainsi conservée pour tous les temps à venir.

b) Dans les livres divins antérieurs, l’homme a mêlé ses propres commentaires aux paroles de Dieu; dans le Coran on ne trouve que la Parole divine dans sa pureté originelle. Ceci est admis même par les adversaires de l’islam.

c) A propos d’aucun autre livre sacré possédé par les différents peuples on ne peut affirmer sur la base de l’évidence historique qu’il appartienne réellement au prophète auquel il est attribué. Pour certains même, on ne sait même pas à quelle époque ni à quel prophète ils furent révélés. En ce qui concerne le Coran, les preuves qu’il fut révélé à Muhammad (pbAsl) sont si nombreuses, si convaincantes et si irréfutables que même le pire adversaire de l’islam ne peut en douter. Ces preuves sont si détaillées, qu’à propos de nombreux versets et commandements du Coran on connaît avec certitude jusqu’à l’occasion et au lieu de leur révélation.

d) Les livres divins antérieurs avaient été envoyés dans des langues qui sont mortes depuis longtemps. A l’époque actuelle, aucune nation ou communauté ne parle ces langes, et seul un très petit nombre de gens peuvent les comprendre. Ainsi, même si ces livres existaient aujourd’hui sous leur forme pure et originale, il serait pratiquement impossible à notre époque de comprendre et d’interpréter correctement leurs injonctions et de les mettre en pratique. La langue du Coran, au contraire, est une langue vivante; des millions de gens la parlent, et d’autres millions la connaissent et la comprennent. Elle est enseignée dans presque toutes les universités du monde; tout le monde peut l’apprendre, et celui qui n’a pas le temps de le faire, trouvera partout des gens qui la connaissent et qui pourront lui expliquer le sens du Coran.

e) Chacun des livres sacrés des différentes nations du monde était adressé à un peuple particulier. Chacun d’entre eux contient un certain nombre de commandements qui semblent avoir été destinés à une époque particulière de l’histoire, et répondaient uniquement aux besoins de cette époque. Ils ne sont plus nécessaires aujourd’hui, ni ne peuvent être mis en pratique de manière satisfaisante. Cela prouve de façon éclatante que ces livres étaient destinés à tel ou tel peuple en particulier et non pas au monde dans son ensemble. En outre, ils n’avaient pas été révélés pour être suivis de manière permanente, même pas par le peuple auquel ils étaient adressés; ils étaient destinés à être utilisés pendant une certaine période seulement. Au contraire, le Coran a été adressé à toute l’humanité; pas une seule de ses injonctions ne saurait être soupçonnée d’être adressé à un peuple en particulier. De même, les commandements du Coran sont tels qu’ils peuvent être utilisés en tout lieu et à toute époque. Ce fait prouve que le Coran est destiné à l’humanité tout entière et est un code éternel pour la vie de l’homme.

f) On ne peut nier que les livres divins antérieurs renfermaient eux aussi des principes de droiture et de vertu; ils enseignaient eux aussi des principes de moralité, et exposaient le mode de vie propre à plaire à Dieu, mais aucun d’entre eux n’était assez universel pour embrasser tout ce qui est nécessaire pour une vie humaine vertueuse, sans rien omettre ni rien citer de superflu. Certains d’entre eux sont excellents sous un certain rapport, d’autres sous un autre. Le Coran seul inclut non seulement tout ce qu’il y avait de bon dans les livres antérieurs, mais aussi parachève la parole d’Allah, la présente dans sa totalité, et fournit ce code de vie comprenant tout ce qui est nécessaire à l’homme sur cette terre.

g) A cause des interprétations humaines, beaucoup de choses ont été insérées dans ces livres, qui sont contre la réalité, révoltent la raison, et sont un affront à tout instinct de justice. On y trouve des choses cruelles et injustes, propres à corrompre les croyances et les actions de l’homme. On y trouve en outre, malheureusement des choses obscènes, indécentes et immorales. Le Coran est exempt de telles additions; il ne contient rien qui puisse offenser la raison ou la morale. Aucune de ses injonctions n’est injuste ou trompeuse; on n’y trouve pas la moindre trace d’indécence ou d’immoralité. Du début à la fin, le livre est plein de sagesse et de vérité. Il contient la meilleure des philosophies et des lois pour la civilisation humaine. Il indique le droit chemin, et guide l’homme au succès et au salut.

C’est en considération de ces caractéristiques particulières au Coran que tous les peuples du monde ont été invités à avoir foi en lui, à rejeter tous les autres livres et à ne suivre que lui, car il contient tout ce qui est essentiel pour suivre en conformité avec le bon plaisir de Dieu et après lui il n’y a plus besoin d’aucun autre livre divin.

L’étude des différences entre le Coran et les autres livres divins nous fait facilement comprendre que la nature de la foi dans le Coran et celle de la foi dans les livres antérieurs n’est pas la même.

En ce qui concerne les livres divins antérieurs, le croyant devrait se contenter d’admettre qu’ils émanaient tous de Dieu, qu’ils étaient véridiques et avaient été révélés pour atteindre à leur époque un but semblable à celui du Coran. Au contraire, en ce qui concerne le Coran, le croyant doit avoir la conviction qu’il représente la parole même de Dieu, qu’il est parfaitement véridique, que chacun de ses mots a été rigoureusement conservé, et que tout ce qui s’y trouve est juste. L’homme a le devoir impératif de mettre en pratique dans sa vie tous les commandements du Coran, et d’éviter tout ce qui est contraire à ses préceptes.

 

IV – LA FOI DANS LES PROPHETES DE DIEU

Dans le chapitre précédent, nous avons vu que des Messagers de Dieu avaient été suscités parmi chaque peuple, et que tous apportaient essentiellement la même religion – l’islam – que le prophète Muhammad (pbAsl) devait propager par la suite. De ce point de vue, tous les Messagers de Dieu appartiennent à la même catégorie et se trouvent sur le même plan. Renier l’un d’entre eux, équivaut à les renier tous, et si un homme reconnaît et accepte l’un d’entre eux, il doit les reconnaître tous. La raison en est fort simple. Supposez que dix hommes affirment la même chose; si vous admettez que l’un d’entre eux dit la vérité, ipso facto, vous admettez que les neuf autres disent aussi la vérité. Si vous rejetez ce que dit, l’un d’eux, implicitement vous rejetez les paroles de tous les autres. C’est pour cette raison que dans l’islam il est nécessaire d’avoir une foi implicite dans tous les prophètes de Dieu. Celui qui ne croit pas en l’un des prophètes est un kâfir, même si par ailleurs il a foi en tous les autres prophètes.

Il apparaît, selon les traditions, que le nombre total des prophètes envoyés aux différents peuples à des époques diverses est de 124.000. Si l’on considère l’existence du monde depuis que l’homme y est apparu et le nombre de peuples et de nations différentes qui y ont passé, ce nombre n’est pas tellement élevé. Nous devons positivement croire en ceux des prophètes dont les noms ont été mentionnées dans le Coran. Pour les autres, nous devons croire que tous les prophètes envoyés par Dieu pour guider l’humanité étaient véridiques. Ainsi nous croyons en tous les prophètes suscités en Inde, en Chine, en Perse, en Egypte, en Afrique, en Europe et dans tous les pays du monde, mais nous ne pouvons pas être positifs à propos de ceux qui ne figurent pas sur la liste des prophètes cités nommément dans le Coran; furent-ils ou non-prophètes, nous ne savons rien de défini à leur sujet. Il ne nous est pas permis non plus de rien dire contre les saints hommes des autres religions. Il est fort possible que certains d’entre eux aient été des prophètes de Dieu, et que leurs disciples aient altéré leurs enseignement après leur disparition, exactement comme l’on fait les disciples de Moïse et de Jésus (les bénédictions de Dieu soient sur eux). Par conséquent, chaque fois que nous exprimons une opinion quelconque à leur égard, elle devrait concerner uniquement les pratiques et les rites de leurs religions; quant aux fondateurs de ces religions, nous devons nous garder de prononcer un jugement sur eux, de peur de nous rendre coupables d’irrévérence envers un Prophète.

Ils étaient des prophètes de Dieu et ils avaient été envoyés par Lui pour montrer le même droit chemin de « l’islam »; sur ce plan, il n’y a pas de différence entre Muhammad et les autres prophètes (les bénédictions de Dieu soient sur eux tous), et il nous est demandé de croire également en eux tous. Mais en dépit de leur égalité sur ce plan, il existe les différences suivantes entre Muhammad et les autres prophètes (les bénédictions de Dieu soient sur eux tous):

a) Les prophètes du passé sont arrivés à une époque donnée pour un peuple donné, tandis que Muhammad (pbAsl) a été envoyé pour le monde entier et pour tous les temps à venir. (Ce point a été discuté en détail dans le chapitre III).

b) Les enseignements de ces prophètes ont disparu, ou bien ce qu’il en reste n’est pas pur et authentique, et se trouve le plus souvent mêlé à de nombreuses affirmations aussi erronées que fictives. Pour cette raison, même si quelqu’un désire suivre leurs enseignements, il ne peut le faire. Par contre, les enseignements de Muhammad (pbAsl), sa biographie, ses discours, sa façon de vivre, sa morale, ses habitudes et ses vertus, bref, tous les détails de sa vie et de son œuvre sont conservés, Muhammad (pbAsl) par conséquent est le seul de la longue lignée des prophètes qui soit une personnalité vivante, et dans les traces de qui il est possible de marcher avec confiance.

c) Les directives que nous ont laissées les prophètes du passé n’étaient pas complètes et universelles. Chaque prophète était suivi d’un autre qui effectuait des modifications et des additions aux enseignements et injonctions de ses prédécesseurs, et c’est ainsi que progressaient les réformes. C’est pourquoi les enseignements des prophètes antérieurs sont tombés dans l’oubli au bout de quelques temps. De toute évidence, il n’y avait aucun besoin de conserver les enseignements antérieurs du moment que des directives amendées et améliorées leur avaient succédé. Finalement, le code parfait fut donné à l’humanité par l’intermédiaire de Muhammad (pbAsl) et tous les codes précédents furent abrogés automatiquement. Il serait vain et imprudent de suivre un code incomplet alors qu’il existe un code complet. Celui qui écoute la voix de Muhammad (pbAsl) écoute tous les prophètes, car tout ce qu’il pouvait y avoir de bon et de valable dans leurs enseignements se retrouve dans les siens. Par conséquent, celui qui refuse de suivre les enseignements de Muhammad, et choisit de suivre un autre prophète ne fait que se priver lui-même de la somme d’instructions valables et utiles qu’on peut trouver dans les enseignements de Muhammad, mais qui n’a jamais existé dans les livres des anciens prophètes et qui n’a été révélée que par l’intermédiaire du dernier des prophètes.

C’est pourquoi, il incombe maintenant à chacun d’avoir foi en Muhammad (pbAsl) et de ne suivre que lui. Pour devenir un vrai musulman, un disciple du genre de vie du Prophète, il est nécessaire d’avoir une fol totale en Muhammad (pbAsl) et d’affirmer que:

a) Il est véritablement un prophète de Dieu;

b) Ses enseignements sont absolument parfaits, exempts de toute erreur.

c) Il est le dernier des prophètes de Dieu; après lui, il n’apparaîtra plus aucun prophète dans aucune nation jusqu’au jour du Jugement dernier, ni aucune personne en laquelle Il serait nécessaire de croire pour un musulman.

 

V – LA FOI EN LA VIE ULTÉRIEURE APRÈS LA MORT

Le cinquième article de la loi islamique est la foi en la vie après la mort. Le prophète Muhammad (pbAsl) nous a dit de croire à la résurrection après la mort, et au Jugement Dernier. Les éléments essentiels de cette foi, tels qu’il nous les a enseignés, sont les suivants:

- La vie de ce monde et de tout ce qui s’y trouve s’achèvera un jour fixé. Ce jour est appelé Qiyâma (la Résurrection) et ‘Akhira (le Dernier Jour).

- Tous les êtres humains qui sont venus au monde depuis son commencement seront rappelés à la vie et comparaîtront devant Dieu qui tiendra un tribunal ce Jour-là. Cela s’appelle Hachr: Rassemblement.

- Le rapport complet des actions, bonnes et mauvaises, de tout homme et de toute femme sera présenté à Dieu pour le jugement final. Dieu décidera de la récompense finale de chaque créature. Il pèsera nos actions; celui dont le plateau penchera vers le bien recevra une récompense; celui dont les mauvaises actions, seront les plus lourdes sera puni. La récompense comme la punition seront administrées avec équité. Ceux qui sortiront vainqueurs de cette épreuve iront au Paradis et les portes de la béatitude éternelle s’ouvriront devant eux. Ceux qui seront condamnés parce qu’ils méritaient un châtiment seront envoyés en Enfer, lieu de flammes et de tortures.

Ce sont les éléments essentiels de la croyance en la vie après la mort.

 

POURQUOI CETTE CROYANCE EST-ELLE NÉCESSAIRE?

La croyance en la vie après la mort a toujours fait partie des enseignements des prophètes. Chaque prophète demandait à ses disciples d’y croire, et Muhammad (pbAsl) le dernier des prophètes, fit de même. Cela a toujours été un point essentiel de la foi islamique. Tous les prophètes ont catégoriquement déclaré que celui qui n’y croit pas ou en doute est un kâfir. Il en est ainsi, parce que rejeter l’idée de la vie ultérieure prive de toute signification tous les autres articles de la foi. Ce rejet signifierait aussi qu’une vie vertueuse ne recevrait pas de récompense, et amènerait ainsi l’homme à mener une vie d’ignorance et d’incrédulité. Essayons d’y réfléchir pour mieux comprendre cela.

Dans votre vie de tous les jours, chaque fois qu’on vous demande de faire quelque chose, vous pensez immédiatement: à quoi cela va-t-il servir et qu’est-ce que je risque si je ne le fais pas? C’est dans la nature même de l’homme. Il considère instinctivement comme inutile une action dont il ne voit pas la nécessité. Vous n’avez jamais envie de perdre votre temps et votre énergie accomplir un travail inutile et improductif. De même, vous ne faites pas d’effort spécial pour éviter une chose qui est inoffensive. En règle générale, plus vous êtes convaincus de l’utilité de quelque chose, plus votre réponse sera ferme; plus vous doutez de son efficacité, plus votre attitude sera hésitante. Après tout, pourquoi un enfant met-il sa main dans le feu? parce qu’il n’est pas convaincu que le feu brûle. Pourquoi se rebelle-t-il contre l’étude? Parce qu’il ne saisit pas pleinement l’importance de l’éducation et les bienfaits qu’elle procure, et ne croit pas et ce que ses aînés essaient de lui inculquer.

Considérez maintenant l’homme qui ne croît pas au Jour du Jugement. N’aura-t-il pas tendance à considérer la foi en Dieu et en une vie conforme à Ses désirs comme sans conséquence? Quelle valeur attachera-t-il à une vie passée à chercher à plaire à Dieu? Pour lui, l’obéissance à Dieu ne lui apporte aucun avantage, la désobéissance à Sa loi aucun inconvénient. Comment lui sera-t-il alors possible de suivre scrupuleusement les injonctions de Dieu, de Son Prophète et de Son Livre? Où trouvera-t-il les motifs et les encouragements nécessaires pour affronter des épreuves et des sacrifices et pour refuser les plaisirs de ce monde? Si un homme ne suit pas la loi de Dieu et ne vit que selon ses propres désirs et impulsions, à quoi lui sert sa foi en l’existence de Dieu, si elle se limite à cela seulement?

Ce n’est pas tout. Si vous réfléchissez plus loin, vous en arriverez à la conclusion que la foi en la vie ultérieure est un facteur déterminant, essentiel dans la vie de l’homme. Le fait de l’accepter ou de la rejeter détermine le cours même de sa vie et de sa conduite.

Un homme qui a en vue le succès ou l’échec sur cette terre seulement, ne se souciera que des bienfaits ou des ennuis qui peuvent lui arriver dans cette vie ici-bas. Il ne sera nullement désireux d’entreprendre des bonnes actions, car il n’aura pas par-là l’espoir d’y trouver un profit mondain, ni d’éviter les mauvaises actions tant qu’elles ne porteront pas préjudice à ses intérêts dans ce monde.

Mais un homme qui croit à une vie ultérieure dans l’autre monde, et qui est fermement convaincu des conséquences finales de ses actes, considérera les gains ou les pertes de ce monde comme temporaires et transitoires, et ne risquera pas son salut éternel pour un profit passager. Il considérera les choses dans une perspective plus large, et aura toujours en vue ce qu’il peut gagner ou perdre dans l’éternité. Il fera le bien, quoi que cela puisse lui en coûter dans ce monde, ou quel que soit le tort que cela puisse porter à ses intérêts immédiats il évitera le mal, quelle que soit l’attraction qu’il exerce sur lui. Il jugera les choses du point de vue de leurs conséquences dans l’éternité, et ne cédera pas à ses impulsions ou à ses caprices.

Il existe donc une différence radicale entre les conceptions que se font de la vie un croyant et un incroyant. L’un a du Bien une idée qui ne dépasse pas le cadre des bénéfices immédiats qu’il peut acquérir dans cette vie provisoire, argent, biens matériels, célébrité, et autres choses semblables qui lui confèrent une position, la puissance, la gloire et le bonheur en ce monde. Ces choses constituent son seul objectif dans la vie. La satisfaction de ses propres désirs et sa réussite personnelle deviennent l’alpha et l’oméga de sa vie. Il n’hésite pas à avoir recours à des moyens cruels et injustes pour y parvenir.

De même, ce qu’il appelle une mauvaise action, c’est tout ce qui peut lui faire courir un risque ou causer du tort à ses intérêts en ce monde, perte de la vie ou de ses biens, mauvaise santé, réputation entachée, ou autre désagrément. Par opposition a cet homme, le croyant conçoit le bien et le mal fort différemment. Pour lui, tout ce qui plaît à Dieu est bon, et tout ce qui suscite Son mécontentement et Son courroux est mauvais. Une bonne action, selon lui, restera bonne, même si elle ne lui rapporte rien en ce monde, ou même si elle entraîne la perte de ses possessions terrestres, ou lèse ses intérêts personnels. Il est persuadé que Dieu le récompensera dans la vie éternelle, et que c’est cela le véritable succès. De même, il ne succombera pas aux mauvaises actions, simplement pour trouver un profit sur cette terre, car il sait que même s’il échappe au châtiment dans sa courte vie terrestre, il sera finalement perdant et incapable d’éviter le châtiment du tribunal de Dieu. Il ne croit pas en la relativité de la morale, mais s’en tient aux normes absolues révélées par Dieu et vit en s’y conformant, sans considérer ce qu’il peut perdre ou gagner en ce monde.

Ainsi, c’est le fait de croire ou de ne pas croire en la vie éternelle qui fait adopter à l’homme des chemins différents dans cette vie. Pour celui qui ne croit pas au Jugement Dernier, il est absolument impossible de façonner sa vie de la manière suggérée par l’islam. L’islam dit: « Ainsi que Dieu, l’a demandé, donnez la Zakâ (la charité) aux pauvres ». La réponse de l’incroyant sera:  » Non, car je m’appauvrirais en versant la Zakâ; je préfère à la place m’occuper à faire fructifier mon argent ». Et quand il effectue la tournée de ses débiteurs, il n’hésite pas à confisquer tout ce qui leur appartient, même s’ils sont pauvres et souffrent de la faim. L’islam dit: « Dites toujours la vérité et évitez le mensonge, même si vous avez tout à gagner à mentir et tout à perdre à dire la vérité ». La réponse de l’incroyant sera: Qu’ai-je à faire d’une vérité qui ne m’est d’aucun profit et qui au contraire ne m’apporte que des ennuis? Pourquoi éviterais-je de mentir si cela peut me profiter sans que je coure aucun risque, pas même celui d’une mauvaise réputation? ». L’incroyant se trouve en un endroit solitaire et trouve là un métal précieux; dans un tel cas, l’islam dit: « Cela ne vous appartient pas; ne le prenez pas ». Mais lui dira: « C’est une chose que j’ai trouvée là par hasard, sans avoir à dépenser ni à faire d’effort pourquoi ne le prendrais-je pas? Personne ne me voit le ramasser, personne n’ira en informer la police ou porter témoignage contre moi devant un tribunal, ou me faire une mauvaise réputation parmi mes semblables. Pourquoi ne pas m’approprier cet objet de valeur? » Quelqu’un dépose secrètement de l’argent chez cet homme, et meurt quelques temps plus tard. L’islam dit: « Soyez honnêtes avec les biens déposés chez vous et rendez-les aux héritiers du défunt ». L’incroyant dit: « Pourquoi? Il n’y a pas de preuve que son bien m’ait été confié; et ses enfants eux-mêmes l’ignorent. Je peux très bien me l’approprier sans difficulté, sans avoir à redouter aucune réclamation légale, ni aucune tache sur ma réputation, pourquoi ne le ferais-je pas? ». Bref, à chaque pas dans la vie, l’islam le guide dans une certaine direction et lui demande d’adopter une certaine conduite mais lui prendra toujours la direction opposée. Car l’islam mesure et évalue tout du point de vue des conséquences éternelles; tandis qu’une telle personne n’a en vue que le résultat immédiat et terrestre. Maintenant vous comprenez pourquoi un homme ne peut être véritablement musulman s’il ne croit pas au Jour du Jugement. Etre musulman est une grande chose; on fait, sans cette foi, on ne peut même pas devenir un honnête homme, car renier le Jour du Jugement rabaisse l’homme à un niveau inférieur à celui du plus bas des animaux.

 

LA VIE APRES LA MORT:

UNE APOLOGIE RATIONNELLE

Jusqu’à présent, nous avons traité du besoin et de l’importance de la croyance au Jour du Jugement. Considérons maintenant jusqu’à quel point les éléments de cette croyance peuvent être expliqués rationnellement. Tout ce que Muhammad (pbAsl) a pu nous dire sur la vie après la mort peut être défendu par le raisonnement. Bien que notre foi en ce Jour soit fondée sur notre confiance implicite dans le Messager de Dieu, la réflexion rationnelle non seulement confirme cette croyance, mais aussi révèle que les enseignements de Muhammad (pbAsl) à cet égard sont bien plus raisonnables et compréhensibles que tous les autres points de vue sur la vie après la mort.

Sur ce problème, on peut trouver les opinions suivantes dans le monde:

a) Certains pensent que rien ne subsiste de l’homme après la mort, et qu’après cet événement qui achève sa vie, il n’y a pas d’autre vie. Selon eux, cette croyance est sans réalité. Ils disent qu’une telle croyance n’est pas scientifique, et qu’elle ne peut être défendue. C’est l’opinion des athées qui prétendent être scientifiques dans leurs opinions, prennent à l’appui la science occidentale.

b) D’autres soutiennent que l’homme pour payer les conséquences de ses actes revient au monde périodiquement. S’il mène une vie de péché, dans sa prochaine vie, il aura la forme d’un animal, chien, chat,… ou d’un arbre, ou bien d’un homme d’une caste inférieure. S’il a été vertueux, il sera ressuscité dans une caste supérieure. Cette conception se trouve dans certaines religions orientales.

c) Il existe une conception qui fait appel à la foi en le Jour du Jugement, la Résurrection, la comparution de l’homme devant le Tribunal divin, et l’attribution de récompense et de châtiment. C’est la croyance commune à tous les prophètes.

Examinons ces diverses conceptions l’une après l’autre. La première, qui s’attribue la caution de la science, soutient qu’il n’y a aucune réalité dans l’idée de la vie après la mort. Ses défenseurs disent qu’ils n’ont jamais vu personne revenir après sa mort. Qu’il n’y a jamais eu de cas de résurrection. Nous voyons qu’après la mort, l’homme retourne à la poussière. Par conséquent, la mort est la fin de la vie, et il n’y a pas de vie après la mort. Mais réfléchissons à ce raisonnement. Est-ce vraiment un argument scientifique? Est-il réellement fondé sur la raison? S’il est vrai qu’on n’a jamais vu de cas de résurrection après la mort, on peut seulement en conclure qu’on ne sait ce qui arrive après la mort. Mais au lieu de rester dans ces limites, ils déclarent que rien n’arrive après la mort, soulignant en même temps qu’ils parlent au nom de l’esprit scientifique. En fait, ils ne font que généraliser à partir de l’ignorance. La science ne nous dit rien – ni de négatif, ni de positif – à ce sujet, et leur affirmation que la vie après la mort n’existe pas est absolument dénuée de fondement. Une telle affirmation fait penser à celle d’un ignorant qui n’a jamais vu d’avion, et qui, se fondant sur cette « connaissance », déclare que les avions n’existent pas! Si personne n’a jamais vu une chose, cela ne veut pas dire que cette chose n’existe pas. Aucun homme, pas même l’humanité tout entière, s’il n’a jamais vu une chose, n’a le droit de prétendre qu’une telle chose n’existe pas et ne petit pan exister. Cette prétention est illusoire et rigoureusement anti-scientifique. Aucun homme raisonnable ne peut la soutenir.

Considérons maintenant la seconde conception. Selon celle-ci, un être humain est un homme parce que dans sa forme animale antérieure, il a fait de bonnes actions; et un animal est un animal parce qu’auparavant il a commis de mauvaises actions en tant qu’être humain. En d’autres termes, le fait d’être un homme ou un animal est la conséquence de nos actions au cours de notre forme antérieure. On peut alors poser la question: « Lequel a d’abord existé, l’homme ou l’animal? » Si on répond que l’homme a précédé l’animal, il faut alors admettre qu’il a dû être un animal avant, et a reçu une forme humaine en récompense de ses bonnes actions. Si on répond que c’était l’animal, il faut admettre qu’il a dû y avoir un homme avant cela, qui fut transformé en animal pour ses mauvaises actions. Cela nous place dans un cercle vicieux, et les défenseurs de cette théorie ne peuvent décider de la forme sous laquelle apparut la première créature, car chaque naissance implique un stade antérieur; de sorte que le stade suivant puisse être considéré comme la conséquence du précédent. Cela est tout simplement absurde.

Examinons maintenant la troisième conception. Sa première proposition est: « le monde arrivera un jour à sa fin Dieu détruira un jours l’univers, et à sa place évoluera un autre cosmos supérieur au premier ». Cette affirmation est indéniablement vraie; on ne peut douter de sa véracité. Plus on réfléchit à la nature du cosmos, plus il est clair que le système existant n’est pas permanent et éternel, car toutes les forces qui y travaillent sont limitées dans leur nature, et il apparaît comme certain qu’un jour elles arriveront à être épuisées. C’est pour quoi les savants sont d’accord pour prévoir qu’un jour le soleil se refroidira et ne produira plus d’énergie, que les étoiles entreront en collision et que tout le système de l’univers sera bouleversé et détruit. En outre, si l’évolution est vraie dans le cas des constituants de cet univers, pourquoi ne serait-elle pas vraie pour la totalité de l’univers? Penser que l’univers sera complètement anéanti et disparaîtra est plus probable que de penser qu’il évoluera vers un autre stade, qu’un nouvel ordre de choses émergera dans un état encore plus idéal et amélioré.

La seconde proposition de cette croyance est que « l’homme à nouveau recevra la vie ». Est-ce impossible? Si oui, comment la vie actuelle de l’homme a-t-elle été possible? Il est évident que Dieu qui a créé l’homme dans ce monde peut faire de même dans l’autre vie. C’est non seulement une possibilité, c’est aussi une nécessité positive, comme on le montrera plus loin.

La troisième proposition est « toutes les actions de l’homme en ce monde sont enregistrées et seront présentées au Jour de la Résurrection et du Jugement ». La preuve de la véracité de cette proposition est fournie à notre époque par la science elle-même. On a d’abord découvert que les sons que nous produisons émettent des ondes impalpables dans l’air et s’éteignent. On a découvert maintenant que le son laisse une trace sur les objets environnants et peut être par conséquent reproduit. C’est sur ce principe que sont faits les disques. De là on peut comprendre que le rapport de chaque mouvement de l’homme est imprimé sur toutes les choses qui sont en contact avec les ondes produites par les mouvements. Ceci montre que l’enregistrement de toutes nos actions est conservé dans sa totalité et peut être reproduit.

La quatrième proposition est que « au jour de la Résurrection, Dieu tiendra Son Tribunal, et récompensera ou punira l’homme pour ses bonnes ou mauvaises actions en toute équité. Est-ce là quelque chose de déraisonnable? La raison elle-même exige que Dieu tienne Son Tribunal et prononce un jugement équitable. Nous voyons souvent qu’un homme fait une bonne action et que cela ne lui apporte rien dans ce monde. Nous voyons un autre homme qui fait une mauvaise action et n’en est pas puni ici-bas. Bien plus, nous pouvons citer des milliers de cas où une mauvaise action aboutit au bonheur et à la gratification de la personne coupable. Quand on remarque ces choses qui arrivent tous les jours, notre raison et notre sens de la justice exigent qu’un temps vienne où l’homme qui fait le bien sera récompensé, et celui qui fait le mal puni. Le présent ordre de choses, comme vous pouvez vous-mêmes le constater, est soumis à la loi physique selon laquelle l’homme est libre de faire le mal s’il en décide ainsi, sans qu’il en supporte nécessairement les conséquences funestes. Si vous avez un bidon d’essence et une boite d’allumettes, vous pouvez mettre le feu à la maison de votre ennemi, et il se peut que vous échappiez à toutes les conséquences de cet acte si les conditions terrestres sont en votre faveur. Est-ce que cela signifie qu’un tel crime n’a pas du tout de conséquences? Certainement pas! Cela signifie seulement que son résultat immédiat et physique est apparu, et que le résultat moral est en suspens. Pensez-vous réellement qu’il soit raisonnable que ces conséquences morales n’apparaissent jamais? Si vous pensez que tôt ou tard, elles devront apparaître, on peut alors se demander: où? Certainement pas ici-bas, car en ce monde matériel, seules les conséquences matérielles des actions se manifestent pleinement, tandis que les conséquences rationnelles et morales n’apparaissent pas toujours. En fait, elles ne pourront se manifester qu’avec l’instauration d’un nouvel ordre de choses, où les lois rationnelles et morales prévaudront et auront la prépondérance absolue, et où les lois matérielles leur seront assujetties. Il s’agit du nouveau monde qui, nous l’avons dit précédemment, est le prochain stade évolutif de l’univers. Il est évolutif dans le sens qu’il sera gouverné par des lois morales plutôt que matérielles; les conséquences rationnelles des actions humaines, qui aujourd’hui sont suspendues en tout ou en partie en ce monde, apparaîtront alors. Le salut de l’homme sera déterminé par sa valeur rationnelle et morale, selon sa conduite dans cette vie de mise à l’épreuve. Alors, vous ne verrez plus un homme capable obligé de se soumettre à un imbécile, ou un homme moralement supérieur occuper une position inférieure à une canaille, comme c’est maintenant le cas en ce monde.

La dernière proposition de cette croyance est l’existence du Paradis et de l’Enfer, qui n’a rien non plus d’impossible. Si Dieu peut créer le soleil, la lune, les étoiles et la terre, pourquoi ne pourrait-il pas créer le Paradis et l’Enfer? Quand il tiendra son Tribunal et prononcera des jugements équitables, récompensant ceux qui le méritent et punissant les coupables, il doit y avoir un endroit où les hommes de mérite pourront jouir de leur récompense-bonheur, bonheur et gratifications de toutes sortes – et un autre endroit où les condamnés subiront avilissement, la douleur et la misère.

Après avoir examiné toutes ces questions, toute personne raisonnable arrivera à la conclusion que la foi en la vie après la mort est la plus rationnelle des conceptions, et qu’il n’y a rien en elle d’irraisonnable ou d’impossible. En outre, quand un vrai prophète comme Muhammad (pbAsl) a affirmé cela comme une vérité absolue, et que nous savons qu’il n’a jamais dit que ce qui était bon pour nous, la raison nous porte à croire en cela aussi implicitement et non pas à rejeter cette foi sans raisons valables.

Les articles ci-dessus sont les cinq Articles de la Foi qui constituent la base de l’islam. Leur substance est contenue dans la courte phrase appelée Kalima Tayyiba. Lorsque vous déclarez « Lâ ‘ilâha ‘illallâh » (Il n’y a pas d’autre Dieu que Dieu) vous rejetez toutes les fausses divinités, et proclamez que vous êtes une créature du Dieu Unique; et quand vous ajoutez « Muhammad Rasûl Allâh », (Muhammad est le messager d’Allah) vous confirmez et admettez l’apostolat de Muhammad (pbAsl). Le fait d’admettre son apostolat entraîne la foi en la nature divine et les attributs de Dieu, en Ses anges, Ses livres révélés, et en la vie après la mort. Il vous oblige aussi à suivre avec zèle la voie de l’obéissance et de l’adoration de Dieu que le prophète Muhammad (pbAsl) nous a indiquée. C’est là que réside le chemin du succès et du salut.


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